Situé au sud de Rennes, à l’angle du boulevard Magenta et de la rue Descartes, ce projet d’extension s’implante sur une parcelle de 613 m², en prolongement du bâtiment existant conçu par l’architecte Georges Maillols en 1970. Inscrit dans un quartier en pleine mutation, marqué par la proximité de la gare et des espaces culturels comme les Champs Libres, il vise à connecter harmonieusement l’édifice moderniste au tissu urbain environnant, tout en respectant l’alignement des voiries et la continuité des îlots adjacents.
Les choix architecturaux s’inspirent fidèlement des principes de Maillols, influencés par Le Corbusier et le Bauhaus : une volumétrie compacte et dynamique sur 7 niveaux (hauteur 19,70 m), avec une structure poteaux-poutres et des façades rideaux en métal et verre rythmées par des vantelles brise-soleil préfabriquées. Une liaison transparente et vitrée libère des vues sur le cœur d’îlot, tandis qu’un socle unitaire au rez-de-chaussée recompose la devanture, intégrant l’édicule d’ascenseur et préservant l’identité monolithe de l’existant. Les matériaux – métal blanc-gris, verre et vantelles noires – assurent une harmonie sobre et contemporaine.
Les ambitions environnementales guident l’ensemble : création d’espaces verts en pleine terre le long du boulevard et en cœur d’îlot, végétalisation de la toiture de l’ascenseur et d’une bande herbeuse près de la rampe, pour favoriser la biodiversité et une transition douce entre bâti et nature. Ce projet intègre les normes environnementales actuelles, minimisant l’impact urbain tout en promouvant une architecture durable et résiliente, en phase avec les enjeux écologiques du quartier.
Le projet pour la Résidence Habitat Jeunes s’inscrit dans un contexte de renouvellement urbain en entrée de ville à Ploermel.
La parcelle s’étire en longueur entre la place centrale du quartier au sud, et un merlon paysagé au nord. L’interaction entre le bâti et la place sur laquelle il s’ouvre revêt ici une importance capitale. Les masses bâties sont disposées de manière à tenir l’espace public.
L’architecture s’inspire des morphologies urbaine et caractéristiques de l’architecture traditionnelle de Ploermel aux façades en pierre et pans de bois. Le bâtiment est identifiable par sa diversité d’élévations. Ses formes et son unicité expriment le fonctionnement des services associés aux logements. Il se donne à voir comme une succession d’unités de voisinage, une mitoyenneté de volumes plus ou moins en retrait de l’espace public, plus ou moins transparents.
Au cœur du projet, le grand hall / animation largement vitré et facilement appréhendable, accueille les résidents et visiteurs. Traversant et en double hauteur, il centralise toutes les fonctions programmées.
L’association des façades en béton et en structures bois participe à créer une identité architecturale forte, tout en optimisant l’efficacité sur le chantier et en favorisant des pratiques durables. Au droit des espaces extérieurs des logements, un dispositif constitué de ventelles abrite les résidents et préserve des vis-à-vis avec la place.
Il s’agit de concevoir un projet d’inclusion sociale avec une mixité de logements adaptés aux différents niveaux d’autonomie des résidents et des espaces de vivre ensemble dans un environnement adapté et sécurisé. Cet habitat est ici, inséré dans un environnement facilitateur au lien social, au cœur de la ZAC de la Noé Verte.
Le projet jongle avec les contraintes in situ et les enjeux du programme. Le merlon et la rocade au Nord, la mitoyenneté avec la résidence voisine, la superposition de logements autonomes en rez-de-chaussée et de logements type J en étages.
La volumétrie du bâtiment se décompose en trois séquences distinctes. Un premier volume, en recul, laisse place à un parvis d’entrée. Un seuil partagé offrant une percée visuelle vers le Merlon. Un deuxième, vient chercher la rue pour se rendre visible dès l’entrée dans la ZAC. Un troisième, s’adresse en retrait au profit de jardinets pour les logements autonomes en rez-de-chaussée.
Le projet se distingue par un langage sobre et différencié des bâtiments voisins. Il affiche sa propre identité par une matérialité en béton teinté évoquant la pierre. Les façades au dessin régulier ménagent de grandes ouvertures vitrées, des loggias, une terrasse partagée ouverte sur le quartier. La simplicité des volumes en toiture plate et l’uniformité des matériaux renforcent l’unité globale entre l’individuel et le collectif.
Le Lot C s’inscrit dans un site d’exception, délimité par deux voies nouvelles au nord et au sud, un square à l’ouest et la rue du Haut Sancé à l’est. La parcelle accueille les plus beaux bosquets d’arbres du terrain.
Le projet divise la parcelle en trois lots organisés autour d’un espace paysager commun. Cette stratégie de plots libère le sol et préserve intégralement les bosquets existants.
Les deux bâtiments du lot C2 s’organisent en lanières parallèles et décalées, formant un cœur d’îlot central dégagé. Cette implantation préserve les vues traversantes et anime les alignements le long de l’avenue Hélène Duc, tout en s’ancrant dans la trame urbaine des projets réalisés au sud.
Chaque bâtiment se déploie en volumes hauts et volumes bas, et développe chacun sa propre écriture architecturale. Les volumes bas en bardage bois apportent domesticité et chaleur, tandis que les volumes hauts en béton teinté dans la masse affirment une présence urbaine sobre et élégante.
Cette dualité matérielle propose des ensembles habités à échelle humaine. La cohérence globale est assurée par le traitement unifié des ouvertures (portes-fenêtres à doubles vantaux, garde-corps à barreaudage) et par l’alternance réfléchie entre façades à balcons et façades à fenêtres selon les orientations les plus favorables.
L’aménagement prolonge les liaisons douces de la ZAC et assure un adressage clair des accès piétons vers les halls et locaux cycles. Le projet concilie ainsi continuité urbaine et qualité d’usage.
Les matériaux employés dans le projet participent à l’intégration du bâtiment dans son environnement. Avec l’idée d’établir une résonance avec les projets voisins C1 et C3 dans le choix du bardage.
L'ilot S se situe au cœur de Baud Chardonnet au plus près des axes principaux reliant le nouveau quartier à Rennes et Cesson-Sévigné.
Son environnement proche est constitué d'un bâtiment réhabilité pour accueillir les nouveaux locaux de JPL Films, et d'un futur pôle socioculturel.
Le projet cherche à conserver un caractère très ouvert sur son contexte. Il se dessine comme un espace de vie paysagé, humble et frugal autour du cœur d'îlot. Structuré par un chemin piéton, ce « Jardin » accessible aux résidents est complété par une salle commune au rez-de-chaussée.
La configuration en volume du projet, caractérisée par une ouverture en forme de faille, favorise la création d'un environnement urbain dynamique et la mise en place d'un bosquet suspendu.
L'organisation du projet vise à créer des espaces communs conviviaux, offrant une diversité de parcours et d'utilisations au quotidien pour les futurs habitants. Les halls et locaux cycles proposent une mise en scène visuelle ouverte vers l'espace public.
La conception bioclimatique privilégie une approche énergétique à faible impact carbone, garantit le confort d'été et permet une production d'énergie collective. L'objectif est aussi de contrôler l'origine des matériaux utilisés, de promouvoir le réemploi, et d'utiliser des matériaux locaux.
Le nouvel Espace Social Commun se donne à voir et à parcourir comme un ensemble de grandes maisons accueillantes. Cette figure cristallise la centralité du quartier. De la rue urbaine animée, jusqu’à son coeur d’ilot bas et très planté, l’Espace Social Commun rayonne sur le quartier par la multiplicité de ses facettes.
L’assemblage des maisons raconte la pluralité des ser- vices, l’oeuvre collective de ce projet. Chacune a une tonalité légèrement différente, une échelle et une forme particulière relative à son programme mais aussi à sa localisation dans la ville. C’est l’image de l’unité et de la diversité.
La maison est domestique, rassurante, elle parle à cha- cun. Cet équipement n’est pas une institution froide, c’est d’abord un lieu qui accueille.
Ces maisons dont les façades sont en ossature bois, gage du label « Bas -Carbonne » présentent, selon les situations, des parements de tuiles émaillées colorées très pérennes habitées de grandes fenêtres, ou de pans de bois. La tuile, la couleur, la fenêtre, le matériau bois sont autant d’ingrédients/ confortant la « domesticité » du bâtiment.
Entre les maisons s’installent des jardins et terrasses plantées accessibles. La présence des jardins accueille et apaise. Sur chaque rue, un jardin comme une « fenêtre urbaine », ouvre l’Espace Social Commun sur la ville et invite à entrer.
La dimension participative particulièrement présente pendant la phase de conception, a permis d’organiser plusieurs ateliers pédagogiques et entretiens individuels sur les sujets du programme, des modes de vie collectifs et individuels autours de maquettes, dessin et récits. Des présentations ont été proposées à chacunes des phases du projet, accompagnant les habitants à comprendre les dimensions administratives et techniques d’un projet d’architecture.
Une méthodologie de conception basée autour de boîtes à outils a permis aux futurs habitants de perso- naliser leurs fenêtres ou les aménagements de leurs logements.
Le projet se situe dans le prolongement du quartier Plaisance, à l’équerre entre la rue de Plaisance et du cimetière et le canal Saint-Martin. Il se compose de deux immeubles de logements collectifs, avec un niveau de sous-sol commun.
Le premier est destiné aux Graines Urbaines, groupe d’habitat participatif formé de onze foyers.
Le deuxième regroupe vingt-quatre logements en accession allant du T2 au T5.
La mise en valeur du mur, l’ouverture de vues depuis la rue et son ensoleillement sont pris en compte dans le projet général d’aménagement: jeux d’alignements et reculs des bâtiments, percées visuelles nord-sud, aménagements de parvis, d’espace verts de transitions entre le domaine public et les jardins privatifs au rez de chaussée. Autant de dispositifs qui incluent la rue de Plaisance comme partie intégrante du projet.
Le projet Plaisance, à Rennes, est une pépite qui vient jalonner et révéler la courbe du canal Saint-Martin. Il convient d’y apporter une grande attention, dans sa forme urbaine et architecturale mais aussi dans les modes d’habiter et dans le respect des enjeux environ- nementaux.
Cinq types de bâtiments, étudiés finement pour la qualité des logements, des espaces communs, des modes d’accès et des volumes qu’ils proposent, constituent les «legos» avec lesquels la trame s’habite.
L’ensemble des bâtiments s’articule autour d’espaces à partager : placettes, rue des terrasses, locaux associatifs, ateliers partagés et guinguette complètent le profil de ce nouveau morceau de ville.
La cohérence de la pièce urbaine assemblée tient dans la richesse des volumes et la simplicité de l’écriture architecturale qui permettent une grande diversité: tous pareils et tous différents.
Plaisance se caractérise par sa durabilité bioclimatique : cycles naturels, deux heures d’ensoleillement minimum pour tous, autonomie énergétique, PassivHauss, BBIO max – 30 %, gestion et récupération des eaux pluviales, géothermie, 290m2 de panneaux photovoltaïques couvrant 25% de l’électricité des parties communes et maintenance réfléchie sont autant de principes intégrés au projet.
Le plan en lanières adopté pour les lots 1A, 1B et 2 se caractérise par une organisation spatiale longitudinale des bâtiments, une disposition qui suit les lignes direc- trices de la topographie du site. Ce type de plan per- met la connexion visuelle et physique avec le paysage environnant, en assurant une gestion optimisée des flux piétons et cyclistes
Les lanières orientent les bâtiments selon une conception bioclimatique, renforçant leurs performances énergétiques grâce à des façades principales orientées au Sud. Les dispositifs de circulations mixtes, paliers et coursives génèrent des logements traversants ou multi- orientés propice au confort d’été et d’hiver.L’Anse Boisée, située au cœur du projet, constitue un îlot de fraîcheur et une continuité écologique en pleine terre. Un pavillon y est aménagé pour le stationnement des cycles. Il inclut un atelier et un prolongement en terrasse créant une zone ouverte et conviviale.
Les choix architecturaux portent une attention particulière à la matérialité, à la taille des fenêtres et à l’intégration des éléments techniques.
Le projet privilégie l’utilisation de matériaux durables et peu émetteurs de CO2. Il garantit une enveloppe thermique renforcée, notamment durant les périodes de forte chaleur. La structure en bois des terrasses s’inspire des techniques traditionnelles d’assemblages. Un revêtement évoquant la pierre met en valeur cette char- pente. Ce projet repose sur un système structuré répétitif et adaptable.















